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Rapport du gérant d'affaires - Printemps 2010

07-06-2010

NÉGOCIATION COLLECTIVE ET CLASSIFICATION – NAV CANADA

Au moment de mettre sous presse, le nouveau plan de classification n’est pas encore en vigueur. Les dates d’arbitrage sont fixées et confirmées, le groupe d’arbitrage est sélectionné et nous sommes en train de préparer l’exposé d’arbitrage. Il n’y a pas grand-chose à rajouter, sauf de préciser que je suis encouragé par le fait qu’une fois le plan en vigueur, il ne sera plus nécessaire d’y travailler pour un bon moment. Il n’est pas dit que l’arbitrage sera décidé en notre faveur et que d’autres rajustements des salaires ne seront pas nécessaires. Mais à mon avis, un examen complet du plan d’évaluation des postes ne devrait pas être nécessaire pour bien des années à venir.

Dès que le groupe d’arbitrage aura accompli son travail et rendu sa décision, nous porterons toute notre attention sur les négociations afin de parvenir à une convention collective. Il va sans dire, nous visions à mettre fin aux négociations avant que trop de temps ne se soit écoulé après la date d’expiration de la convention collective, mais la mise en œuvre de ce plan de classification était notre priorité et nécessitait des efforts considérables de la part de toutes les personnes concernées.

NÉGOCIATION COLLECTIVE GOUVERNEMENT

Au moment où vous lirez le présent rapport, le Comité directeur national aura tenu une réunion et aura établi une liste de propositions à présenter à l’employeur.

Même si les augmentations de salaire pour la première année de la convention collective sont plafonnées à 1,5 %, cette augmentation doit tout de même être négociée à la table de négociation. Nous voulons mettre fin à cette ronde de négociation le plus rapidement possible. Il est vrai que certaines rondes précédentes ont traîné trop longtemps. Cela est inacceptable, puisque les membres méritent d’avoir en mains une entente négociée dans un délai raisonnable.

Dans le but de simplifier la préparation des propositions, le syndicat a changé la façon de les réviser. Nous avons centralisé le processus du Comité directeur à l’échelle régionale et ce sont des membres du Conseil exécutif qui président les comités directeurs régionaux. Cela leur permet de s’engager auprès des membres et des enjeux de leur unité.

De plus, nous avons demandé aux membres d’accepter un changement à la méthode de règlement des différends. La Loi sur la modernisation de la fonction publique (2005) a diminué la capacité de tout syndicat de la fonction publique de faire une grève efficace. La définition d’un « service essentiel » est très large puisqu’elle comprend les

« services, installations ou activités du gouvernement du Canada qui sont ou seront nécessaires à la sécurité de tout ou partie du public ». Par conséquent, il est très facile de soutenir que le travail de nos membres est

« essentiel ». Comme je l’ai mentionné dans ma recommandation, ces changements touchent particulièrement les plus petites unités de négociation en raison de leurs ressources limitées et de leur grande disparité géographique.


CYBERVOTE

En temps normal, une motion comme celle qui est décrite ci-dessus aurait fait l’objet d’un vote à main levée à une réunion d’unité. Seuls les changements à apporter aux cotisations syndicales et l’élection des dirigeants doivent faire l’objet d’un scrutin secret. Or, dans le but de permettre au plus grand nombre possible de membres de prendre part au processus décisionnel (au moment qui leur convient le mieux), le syndicat a décidé de tenir ce vote par bulletin électronique secret. Bien que ce soit la première fois que le syndicat fasse appel à cette technologie, ce ne sera pas la dernière. Le cybervote est une façon sécurisée, efficace et économique de tenir un vote auprès des membres. On peut également faire appel au cybervote pour effectuer des sondages. D’ailleurs, nous nous promettons d’utiliser ce système pour tous les votes (ratifications, motions nationales et élections, telles les élections des délégués au congrès qui aura lieu l’an prochain). Plus il est facile pour les membres de participer au processus décisionnel, plus ces décisions représentent les opinions des membres. Il s’agit là d’un objectif collectif.

SITE WEB DE LA SECTION LOCALE 2228

Notre nouveau site Web est enfin en ligne! Voilà une réalisation importante pour le syndicat, puisque le site Web nous permet de communiquer de façon plus efficace avec les membres. Il fait partie intégrante de notre stratégie de communication. J’aimerais rappeler aux membres qu’il est possible de contribuer au site Web; il suffit d’effectuer ce qui suit :

  • signaler les nouvelles et activités qui touchent les membres;
  • signaler les contributions des membres de la section locale 2228 dans leur communauté;
  • afficher la date, l’heure et l’endroit de toute activité importante qui s’adresse aux membres, comme les réunions d’unité.

Ce serait négligent de ma part de passer sous silence l’apport des personnes qui ont jeté les bases de nos débuts sur Internet. Claude Vannasse et Michel Gaulin (et bien d’autres) ont consacré de nombreuses heures au développement de notre ancien site Web.

SYSTÈME DE GESTION DE CAS

Pour faire un parallèle technologique, nous avons mis sur pied un système de gestion de cas sur le Web pour le personnel du Bureau d’affaires. Puisque nous avons des représentants qui travaillent en permanence à l’extérieur du Bureau d’affaires, il nous faut trouver des moyens de communication pour bien gérer les cas. Les réunions et les téléconférences s’avèrent utiles, mais ne sont pas toujours suffisantes pour bien gérer les progrès. Notre système de gestion de cas permet au personnel de télécharger des documents à une base de données et de faire le suivi de dates importantes au fur et à mesure de la gestion des plaintes et griefs.

La gestion automatisée de cas s’avère un outil essentiel qui nous permettra de faire le suivi du nombre de cas, de quel genre de cas dont il s’agit et de leur progrès. Jusqu’à la mise sur pied de ce système, il était difficile d’obtenir des renseignements à jour sur le nombre et la nature des plaintes et d’autres renseignements pertinents. Le fait que ces renseignements soient dorénavant rapidement et facilement utilisables facilitera l’établissement des priorités; nous pourrons alors nous concentrer sur les cas importants.

Ce système nous aidera aussi à déterminer si nous acceptons trop de travail. Nous voulons évidemment aider tous les membres de la même façon, mais cela n’est ni possible, ni réaliste, ni juste. Tout comme les hôpitaux doivent effectuer un triage parmi les personnes qui se présentent à la salle d’urgence, nous devons trier nos cas. De plus, la


poursuite rapide des cas les plus importants fera en sorte que le mécontentement des membres du personnel parvienne aux oreilles des cadres plus rapidement. Autrement dit, leurs actions occasionneront des conséquences.

CHANGEMENTS DE PERSONNEL

Le syndicat continue de se renouveler avec l’arrivée de Paul Cameron pour remplacer Ed Fletcher.

Ed avait été nommé à l’été 2006. Sa tâche principale était de protéger la compétence du syndicat. Il est aussi venu en aide à bon nombre de membres en ce qui a trait à des griefs de classification et des griefs au sujet de leur description de travail. Il s’agit là de cas difficiles, car ils nécessitent de la minutie et puisqu’il faut un certain temps pour qu’ils fassent leur chemin à travers le système. Ce genre de travail nécessite aussi une certaine résistance mentale. L’examen de sa propre description de travail est déjà une tâche difficile; or, l’examen des descriptions de travail des autres l’est encore plus. Je remercie Ed pour toutes ses années de service en tant que gérant d’affaires adjoint, ainsi qu’à titre de conseillé de confiance.

Paul Cameron prendra donc sa place. Paul a de nombreuses années d’expérience comme délégué syndical et administrateur de la section locale (secrétaire). Je suis sûr qu’il saura bien vous servir. Au départ, les responsabilités de Paul seront semblables à celles qu’Ed avait, mais il est possible que nous fassions des ajustements par la suite.

APERÇU FINANCIER

La section locale continue de se débrouiller financièrement. Nous affichons un modeste déficit pour 2009, mais il fallait s’y attendre, en raison des nombreuses activités qui ont eu lieu l’an dernier.   Plusieurs coûts uniques liés au roulement du personnel sont un autre facteur qui explique ce  déficit. Il se peut que nous ayons encore des dépenses supplémentaires pendant quelques années, mais je surveille cela de près. En effet, au cours de l’assemblée du Conseil exécutif, nous planifierons de façon plus officielle les activités syndicales importantes.

EN GUISE DE CONCLUSION...

Enfin, j’aimerais remercier tous les dirigeants, les

déléguées et délégués syndicaux et le personnel qui nous ont aidés à atteindre nos objectifs. Une bonne gouvernance syndicale requiert une bonne écoute, des ajustements et encore de l’écoute. Nous avons pu abattre beaucoup de travail au cours des six derniers mois et je suis certain que les membres constateront une plus grande amélioration en matière de représentation d’ici peu.

Je présente le tout respectueusement,