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Rapport du gérants d’affaires – Printemps 2011

May 15, 2011

Negociation collective avec NAV CANADA

La section locale s'apprete a entamer une nouvelle ronde de negociations avec NAV CANADA. Ces negociations sont toujours difficiles a predire, mais je m'attends ace que cette ronde prenne moins de temps que la derniere etant donne que la question de la classification des postes est maintenant resolue. Cela ne veut pas dire cependant que le tout sera aise. Bien des choses dependent de la position de la compagnie en matiere de remuneration, puis si elle est prete ou non a se pencher sur l'ecart entre les niveaux principaux dans notre groupe .

En plus de la remuneration, l'un des objectifs des de la negociation est de parvenir a un processus de dotation equitable et transparent. II n'y a pas de nombreuses opportunites de mobilite dans notre groupe et ii est important de donner toutes les chances possibles a nos membres d'atteindre leurs objectifs de carriere (que ce soit une promotion ou une affectation laterale). Nous avons fait de grands progres dans la derniere ronde de negociations afin d'ameliorer la transparence; nous esperons batir sur ces bases pendant les negociations imminentes. Vous pouvez egalement vous attendre ace que nous discutions en profondeur des conditions de travail et des primes. Les membres tiennent plus que jamais a leurs conges et quand les besoins operationnels nuisent aux conges des employes, ils s'attendent a une remuneration adequate.

Negociations avec le gouvernement federal

Les negociations avec le gouvernement federal continuent de progresser a pas de tortue; c'est tres frustrant. Bien que la limitation des couts rende les negociations difficiles, notre plus gros defi demeure le fait que l'employeur ne soit pas dispose a faire preuve de creativite avec les plus petites unites de negociation comme la notre. L'entente de I'AFPC sur la remuneration et l'indemnite de depart pourrait servir de modele de base, mais ii faudrait !'adapter aux unites de negociation plus petites. L'equipe de negociation considere les options possibles.

II ne s'agit done pas du resultat escompte, mais de toute evidence,ii n'y a rien que l'on puisse faire.

Rapport sur la gestion de cas

Au cours de la période de six mois se terminant le 31 mars 2011, la section locale a ouvert 51 nouveaux cas et en a fermé 48. Le nombre de cas ouverts est passé de 66 à 69. Voici les faits saillants des six derniers mois :

  • Le syndicat avait 69 cas ouverts en tout parmi ses trois employeurs, soit NAV CANADA, le gouvernement fédéral et Énergie renouvelable Brookfield. Le plus grand nombre de cas, soit 45, appartenait au gouvernement fédéral; NAV CANADA suivait avec 20 cas et les autres provenaient d’Énergie renouvelable Brookfield.
  • La moyenne de temps nécessaire pour résoudre les plaintes est passée de 199 à 263 jours. Deux cas ayant trait à NAV CANADA ont fait augmenter la moyenne de NAV CANADA à 326 jours, tandis que le temps nécessaire pour résoudre un cas ayant trait au gouvernement est de 223 jours. Des griefs traitant des heures travaillées pendant les Olympiques de Vancouver viennent augmenter la moyenne du gouvernement fédéral. Pour les cas de NAV CANADA, la moyenne de temps nécessaire pour résoudre les cas demeure élevée en raison de quelques cas traitant de « l’obligation d’adaptation ».

Un peu plus d’un tiers des cas ouverts ont trait à l’interprétation ou à l’application de la convention collective (26). La classification des postes et les cas de mesures disciplinaires et de renvoi représentent un peu moins du tiers des autres cas (21) et les cas qui restent sont répartis assez également entre les autres catégories, soit « attribution des fonctions », « discipline et renvoi », « harcèlement », « classification d’emploi », etc.

Les griefs sur les « essais en mer » qui ont été déposés à Esquimalt en Colombie-Britannique sont particulièrement importants pour nous. Le ministère de la Défense nationale fait tout ce qu’il peut pour éviter de s’occuper de ces cas et rembourser aux membres ce qu’on leur doit. Le ministère exige des délais pour toutes sortes de raisons futiles. Bien que je n’aie pas l’habitude de cibler publiquement un ministère quelconque (que ce soit de façon positive ou négative), je dois admettre que ce ministère semble avoir la section sur les relations de travail la moins réceptive du gouvernement fédéral. La frustration des membres en ce qui a trait à la lenteur de la progression de ces cas est justifiée.

D’autres ministères gouvernementaux, comme le ministère des Pêches et Océans, ne réagissent pas beaucoup mieux. Ils demandent souvent qu’on leur alloue une prorogation de délai, non pas pour tenter de trouver une solution, mais plutôt afin de prendre plus de temps pour informer le membre de ce qui peut être fait en une semaine : « refusé ».

Cette approche agressive nous a forcés de réévaluer notre école de pensée quand vient le temps d’accorder une prorogation de délai. Par le passé, nous aurions été très accommodants et nous aurions accordé une prorogation de délai pour toutes sortes de raisons. Les relations de travail, c’est très complexe. La charge de travail des ministères a augmenté et parfois, la haute direction a simplement besoin d’un peu plus de temps pour prendre la bonne décision. Cependant, il s’est passé quelque chose récemment à la Défense nationale qui nous a forcés de repenser notre pratique quand vient le temps d’accorder une prorogation de délai. Dans le cas en question, le syndicat n’a pas été en mesure de déposer une demande d’arbitrage dans les délais prescrits par les règlements. Nous avons sollicité des mesures réparatoires auprès de la Défense nationale, puisque la section locale avait fait preuve d’une grande compréhension à l’égard de délais qu’elle avait exigés par le passé. Le ministère a refusé catégoriquement notre demande. Nous avons donc dû demander une prorogation de délai auprès de la CRTFP.


Dans la mesure où les ministères sont disposés à s’engager selon les règles de franc-jeu, nous ferons de même; cependant, ce ministère montre clairement qu’il ne veut que gagner, sans résoudre les problèmes. Nous adapterons donc notre approche en conséquence.

Statistiques sur l’effectif

Le nombre de membres est demeuré relativement constant d’octobre 2010 à mars 2011, soit entre 1811 et 1825 membres. La croissance que nous avons vue à la Défense nationale s’est stabilisée et le nombre de membres chez NC continue son cycle prévisible habituel (embauches vers la fin de l’été et le début de l’automne, puis retraites réduisant les nombres par la suite).

Aperçu financier

La santé financière de la section locale reste bonne; elle a accusé une légère tendance à la baisse en matière d’actif net. Deux facteurs expliquent cette tendance : 

  • une plus grande représentation des membres par du personnel supplémentaire et plus de travail accordé à certains cas;
  • la section locale a aussi dû débourser certains frais de réinstallation uniques pour des employés sortants et a vu une hausse marquée des frais juridiques.
J’ai demandé à tous les dirigeants syndicaux ainsi qu’au personnel d’accorder une attention toute particulière à la gestion financière et au contrôle des coûts.

 

Enfin, six mois se sont écoulés à la vitesse de l’éclair et je remercie tous les dirigeants syndicaux de leur soutien et de l’attention qu’ils ont portée à la section locale pendant cette période particulièrement occupée.

Le tout soumis respectueusement,