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Message du président – Ne pas aller aux urnes n’est pas une option – Élections 2015

25-09-2015

La politique peut être un sujet de discussion qui rend mal à l’aise. Les gens hésitent souvent à en discuter ou même à révéler leurs opinions, craignant d’être opposés à une résistance ou de créer des conflits; c’est la même chose pour la FIOE, à titre d’organisme. Notre syndicat, composé en grande partie de fonctionnaires et de travailleurs dans des secteurs à forte réglementation, a l’habitude d’être plus pragmatique en choisissant de collaborer de son mieux avec le gouvernement au pouvoir. Par contre avec le gouvernement actuel, le temps est venu de passer outre à cette mentalité et de commencer à parler de politique.

Les conservateurs de Stephen Harper nuisent à notre démocratie, érodent la capacité des syndicats à être efficaces et éliminent les droits fondamentaux de la population canadienne. Depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs en 2006, voici ce qu’ils ont fait :

  • Promulgation de la soi-disant Loi sur le droit de vote des employés (projet de loi C-525) permettant entre autres à une minorité d’employés (40 %) de déclencher un processus de révocation d’accréditation syndicale. Pire encore, il n’y a pas d’échéancier précis pour le vote maintenant requis, ce qui donne à l’employeur l’avantage de contrôler le calendrier, donc plus de pouvoir d’intimidation, d’interférence et d’influence externe.
  • Promulgation d’une modification (probablement inconstitutionnelle) à la Loi de l'impôt sur le revenu (projet de loi C-377) visant à mettre en place un processus pénible de communication de l’information financière pour les syndicats. L’information financière qui était auparavant disponible seulement aux membres d’un syndicat devra dorénavant être rendue publique. Les conservateurs de M. Harper prétendent qu’il y avait un manque de transparence financière de la part des syndicats à leurs membres. Franchement, cette législation est tout à fait inutile, puisque le Code canadien du travail (et d’autres codes du travail) accorde déjà aux membres le droit d’exiger cette information de la part de leur syndicat. Le but ultime de cette loi est de forcer les syndicats à dévoiler leur information financière aux employeurs. Rien de plus.
  • Le gouvernement actuel éprouve également du mépris pour ses propres employés de plusieurs autres façons. Tout d’abord, il refuse le droit de négocier certains éléments comme l’invalidité de courte durée. Des actes comme le fait d’ignorer les conventions collectives en tentant d’imposer des changements aux congés de maladie, la réduction du nombre d’emplois dans la fonction publique et la réduction du financement aux ministères et aux programmes publics ont eu des répercussions directes et importantes chez les fonctionnaires au Canada. Le gouvernement ternit la réputation de sa main-d’œuvre et la traite comme un fardeau indésirable plutôt que son atout le plus précieux. Malheureusement, une carrière dans la fonction publique élitiste et très recherchée est une notion qui se dissipe rapidement. Il y a peu de doutes que ce mauvais traitement a un lien causal avec l’augmentation spectaculaire des congés pour cause de stress et de santé mentale chez les fonctionnaires.

Et pour couronner le tout...

  • Le Cabinet du Premier ministre fait la microgestion de toute la bureaucratie, rendant ainsi la fonction publique MOINS efficace.
  • Interférence manifeste dans les conflits de travail dans l’intérêt des employeurs.
  • Il continue de bâillonner les scientifiques gouvernementaux en cachant les faits à la population afin de promouvoir leur propre programme politique dans de nombreux domaines.
  • Abus du processus parlementaire en présentant des projets de loi omnibus d’une centaine de pages afin de masquer leurs vraies intentions.
  • Des règles électorales modifiées refusant ainsi le droit de vote à 1,4 million de Canadiens et de Canadiennes.
  • Effritement des libertés personnelles par l’entremise du projet de loi C-51.
  • Refus d’avantages importants aux personnes âgées en faisant passer l’âge d’admissibilité à la Sécurité de la vieillesse de 65 à 67 ans.

La liste est encore plus longue, mais comment les arrêter?

La réponse est simple. Votez. Ne soyez pas parmi celles et ceux qui choisissent de ne pas aller aux urnes parce qu’ils pensent que ça ne vaut pas la peine. Pire encore, ne choisissez pas d’éviter les élections parce que vous ne vous sentez pas assez informés. Nous n’avons jamais eu TANT d’information à notre disposition. Soit, la majorité des communications est faussée, mais ce n’est pas trop difficile de survoler la rhétorique et de se forger une opinion. Portez surtout attention aux enjeux qui importent pour vous et votre famille, trouvez des sources en lesquelles vous avez confiance et déterminez quel candidat ferait mieux l’affaire pour défendre vos intérêts.

Les candidats politiques aimeraient sans aucun doute que vous preniez part à leur campagne, que vous acceptiez de planter un panneau sur votre terrain, que vous fassiez des dons, ou que vous fassiez du bénévolat au sein de leur équipe. Faites-le si ça vous chante, mais au bout du compte :

Allez aux urnes le 19 octobre.

En toute solidarité,

Le président de la section locale 2228 de la FIOE,
Dave Cupples

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